International Webloggers day_ June 14
Pour plus d'infos
http://www.chronicled.org/intlblogday (in english)
« mai 2006 | Accueil | juillet 2006 »
Pour plus d'infos
http://www.chronicled.org/intlblogday (in english)
Voici un florilège de petites phrases écrites par moi ou par d'autres autour du voyage ou pendant un voyage :
Partir en voyage. Qu'est ce que ça représente pour moi ?
Une nouvelle expérience, apprendre des choses différentes et rencontrer d'autres personnes. C'est peut-être aussi évaluer où j'en suis, où je vais. Me poser quelques jours pour faire le point et redémarrer.
*******************************************************************************************************************
La mer, le bruit de la mer et des vagues qui finissent sur le sable. Et avant cela même, l'odeur synonyme de bienvenue. Le sable sous les pieds, les grains qui rentrent dans les chaussures fermées. Les gens qui regardent de loin, s'arrêtent et rentrent se coucher sans même aller jusqu'à la mer. La faiblesse de les suivre. Mais non, l'appel des vagues est le plus fort.
*******************************************************************************************************************
C'est parti, le train roule vers l'aéroport. J'ai un peu transpiré poru trouver le ticket pour le RER et j'ai cru que j'allais être à la course pour l'enregistrement. Mais ma bonne étoile veille sur moi. Ce matin en partant de chez moi j'avais la sensation étrange que je ne savais pas pourquoi j'avais pris ce billet d'avion. Pourquoi j'avais trouvé ce type d'hébergement (chez l'habitant sans contrepartie financière) avec les risques que cela comporte. Je ne connais rien de la personne qui m'accueille - et réciproquement - et je peux aussi bien me faire claquer la porte au nez. Mais j'y vais. Je suppose que ça va me faire du bien et me changer les idées. Je n'ai pas besoin d'être dans la frénésie de la visite. Peu importe si je vois beaucoup de choses ou pas. Il fait nuit à Paris et le RER ronronne vers l'aéroport. Sa progression est accompagné d'un tangage de barque de pêcheur. On est bercé. Doucement.
Un homme passe un coup de fil. Il a oublié son passeport - voyage repoussé. Je vérifie mon sac et bien que je n'ai pas besoin de mon passe magique il est là. Je le prends avec moi parce que je l'ai fait refaire il y a peu de temps et que j'ai du coup la sensation de l'amortir ! Ce petit carnet possède également une sorte de pouvoir. Celui de vous faire passer les frontières ; une connotation intrinsèque de voyages, d'étranger, d'aventure aussi. C'est la porte ouverte sur la découverte d'autres cultures, de nouvelles définition du "normal". Mot qui n'a qu'une valeur relative selont l'endroit de la planète où l'on se trouve.
Je crois qu'en voyageant je cherche à mettre en danger mes certitudes et ma façon de voir le monde. Je ne vais pas très loin, mais je vais à la rencontre d'autre chose. Qui peut me ravir, me bousculer, me faire grandir finalement dans la perception que j'ai de l'"autre". On arrive à l'aéroport. Boule à l'estomac ( mais c'est exactement cette sentation que je vais chercher) parce que c'est toujours un peu l'inconnu. A quelles ressources vais-je devoir faire appel cette fois-ci ?
*******************************************************************************************************************
"Jamais rien n'égalera ce moment d'hilarité qui s'empara de mon existence. Lorsque je sentis que je fuyais la terre, ce n'était pas du plaisir, c'était du bonheur. Echappé aux affreux tourments de la persécution et de la calomnie, je sentis que je répondais à tout en m'élevant au-dessus de tout. ..."
...Et à jamais pour tous ceux... qui montèront encore dans la nacelle d'un aérostat, invariablement, morale ou physique, la prestigieuse impression restera la même.
Libre, calme, comme aspiré par les immensités silencieuses de l'espace hospitalier, bienfaisant, où nulle force humaine, nulle puissance de mal ne peut l'atteindre, il semble que l'homme se sente vivre réellement pour la première fois, jouissant d'une plénitude jusqu'alors inconnue de tout le bien-être de sa santé d'âme et de corps. Enfin il respire dégagé de tous les liens avec cette humanité qui s'achève de disparaître à ses yeux, si petite en ses plus grandes oeuvres,...,par les luttes et les meurtriers déchirements de son antagonisme imbécile....Tout est loin, soucis, amertumes, dégoûts. Comme tombent bien de la haut l'indifféence, le dédain, l'oubli - et aussi le pardon..."Nadar, Quand j'étais photographe
Ce texte m'a touchée parce qu'il explique en grande partie le sourire, voire l'allégresse qui prend possession de moi au moment du décollage de l'avion. Le sentiment de laisser sur la terre tout ce qui pèse pour découvrir une espère d'a-pesanteur hilarante. Sinon,...je vais bien, ...je vous jure ;0)
*******************************************************************************************************************
"On part toujours ailleurs pour découvrir l'autre part de soi ainsi que la part de l'autre dans un ailleurs éphémère." Franck Michel, Autonomadisme
*******************************************************************************************************************
Il y en a bien d'autres mais ce sont les plus récents...Je considère aussi qu'il n'y a pas besoin de partir pour "voyager" et que le voyage n'est pas non plus lié à une distance parcourue en nombre de kilomêtres...
Bon(s) voyage(s) alors !
V.
Et coucou,
Oui, je sais, je vous ai manqué..vous, qui venez anonymement visiter mon blog plusieurs fois par semaine, accrocs à mes notes z'et tribulations en tout genre...Euh, ok, d'accord, j'me calme...
Ca doit être l'effet du soleil et des ouacances...Oui, des ouacances, car j'ai pris une semaine loin de mon ordi - OH BONHEUR !!! - pour aller me remettre le cerveau en place et profiter du beau temps - naissant- et de l'eau bien fraîche (CARREMENT GLACIALE, OUI!) du Pays Basque.
Autant dire une semaine grand calme pendant laquelle j'ai redécouvert les bienfaits de la flânerie et de la lecture...Du farniente sur la plage -mmmh le sable, le soleil,...- où le seul soucis et de connaître quel indice de protection solaire va vous éviter de griller...
Hum, de ce côté là j'ai mal évalué la distance, cela va sans dire. Je me suis retrouvée à ma deuxième sortieavec la fesse de la couleur d'un petit porcinet de quelques jours. La parisienne de base...Honte sur mes origines du Sud Ouest !
Autant pour moi ! Mais, je me suis bien rattrapée, et j'arbore maintenant fièrement un teint mi pêche, mi brugnon.
Deuxième ENORME soucis, fendre l'eau glaciale - certains oseront prétendre "fraîche" - plus loin que la hauteur du mollet. Ca prend du temps, c'est tout ;-).
Au moment même où vous vous levez apès avoir fait le steack de baleine sur la serviette, vous savez qu'il va falloir faire appel à tout votre courage, toute votre volonté, pour faire trempette. Mais vous avez chaud, très chaud et retourner à l'eau est votre seul salut ! (oui, en tant que baleine vous vous sentez mieux dans la Grande Bleue que sur la plage!).
Recentrons-nous : La progression - en crabe - vers les profondeurs est lente. Du gros orteil, à la cheville, puis au mollet, vous sentez que le froid vous saisit et monte en vous...Il y a même un moment crucial (généralement au passage de la taille) qui vous laisse penser que tout ce froid que vous sentez en bas doit également faire baisser la température du haut du corps (NON ??) et que du coup y'a pas b'soin d'y aller en entier ;0)
Mais vous êtes plus courageuse que cela (AH BON ??!!) et vous finissez par vous immerger en entier (Aaaaaaaaaaargh : c'est le cri qui va avec l'immersion !) non sans sentir les milliers de petites piqûres du froid. C'est pour vous dire qu'elle était gélée !
D'ailleurs les seules personnes que j'ai vu rentrer dans l'eau comme dans du beurre fondu avaient la blondeur et la taile qui sied aux habitants du Nord de l'Europe = les Vikings !
Voilà, rien de bien extraordinaire, juste un peu de farniente et de bonheur. La seule chose qui clochait c'était le poids des sacs que j'avais emporté. UNE HORREUR...et comme de bien entendu, au lieu de prendre le sac à roulettes qui rend la vie facile, j'ai tout porté à l'épaule...Et quand j'y regarde bien, JE NE COMPRENDS PAS comment un sac dans lequel il n'y a que quelques fringues peut peser aussi lourd...C'est une abhérration comptable...
Bon voilà, retour in Paris, the capitale où heureusement il fait beau - mais je nous connais, nous allons bientôt râler parce qu'il fait trop chaud. J'ai plein de bonnes résolutions essentielles en tête, notamment de ne pas retomber dans la frénésie et de m'aérer la tête (sport, et allez prendre l'air - le vrai) de manière récurrente et ordonnée...à suivre de près ...
A+
V.
Louis Calaferte: Rag Time
Poète découvert au hasard des rayons d'une bibliothèque. "Les londoniennes" m'ont beaucoup plus ,Calaferte y décrit avec finesse les femmes, l'attrait qu'elles exercent sur lui, les tourments qu'elles causent...
Acheter ce livre :Rag-time (*****)
NADAR: QUAND J'ETAIS PHOTOGRAPHE,
Les expériences photographiques et humaines d'un photogaphe célèbre du XIX° siècle.
Acheter ce livre : Quand j'étais photographe
SUSAN SONTAG :: SUR LA PHOTOGRAPHIE
Des années que ce livre traine sur mes étagères !! Quel pouvoir endosse-t'on lorsqu'on photographie, quel dimension la photo donne-t'elle aux sujets et aux objets ? Quelle parti pris pour les photographes de guerre ou d'information..vous retrouverez tous ces thèmes dans ce livre fort instructif !
Acheter ce livre : Sur la photographie
| lun. | mar. | mer. | jeu. | ven. | sam. | dim. |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |