Retour au ciné
Cela faisait vraiment longtemps que je n'avais pas mis les pieds dans une salle de cinéma. J'ai un peu rattrapé le train ces dernières semaines (sans gloutonnerie toutefois)
Juno : Il a beaucoup été comparé à Little Miss Sunshine et du coup on en attendait beaucoup. Une copine m'ayant dit qu'elle l'avait trouvé moins saisissant, je suis allée à la séance sans rien en attendre. Et j'ai vraiment aimé, autant le film que la BO.
Tout simplement :
à cause du style de cette gamine effrontée qui gère son problème en assurant autant qu'elle peut ; de cette famille qui après le choc de l'annonce fait en sorte de faire face à la situatio aussi bien que possible ; de cette belle-mère qui - bien qu'en ayant marre de ces gamins qui ne sont pas les siens - défend sa belle-fille becs et ongles ; De ce grand dadet qui sert d'amoureux à Juno. Je trouve que le point commun entre Juno & Little Miss Sunshine c'est la douceur. Celle qu'on utilise pour gérer les problèmes ou les ambitions d'un enfant même si on sait soit qu'il a fait une grosse bêtise, soit qu'il est improbable qu'il réussisse dans son entreprise. On est une famille on est autour.
Notre univers impitoyable : Bof. Il manque un je ne sais quoi au scénario - original - pour que le film marche bien.
Le sujet : la compét entre homme & femme au boulot quand on est un couple et qu'on vise un poste d'associé dans un cabinet d'avocat. Vu alternativement sous l'angle de celui qui n'a pas eu le job. Beaucoup de clichés parce que forcément c'est mal vécu, parce que forcément l'un des deux ambitieux perd son statut. Parce que obligatoirement la femme se laissera séduire par l'associé en chef séduisant du cabinet Lhermite - parce que évidemment l'homme se tapera sa secrétaire. Bref c'est un peu trop convenu.
J'ai cependant bien aimé le personnage de "la soeur" jouée par Pascale Arbillot qui ressort un peu dans ce paysage trop lisse.
Paris : Un joli film sur LA VILLE. Peuplée de gens "comme tout le monde" heureux, tourmentés, inconscients,...tous avec un passé et un présent. Toutes ces personnes avec une histoire, qui se croisent, pas forcément au bon moment ou dans les bonnes circonstances. La joie ou l'insouciance, la douleur morale ou physique qui [co]habitent leurs têtes ou leurs corps et dont on se sert parfois comme excuse pour faire souffrir ou souffrir. J'ai beaucoup aimé le fond du film. Peut-être un peu moins la forme. Et puis aussi le problème avec Juliette Binoche c'est peut être que dans ce film on a du mal à voir l'assistante sociale paumée dans sa vie - on voit Juliette Binoche. Belle performance de Karine Viard dans la caricature de la boulangère. Le trait forcé juste ce qu'il faut pour qu'on ait envie de l'étrangler si jamais on la croisait en sortant de la salle.
Le prochain ce sera certainement "Into the Wild" ... Ensuite...ensuite c'est - enfin - un abonnement illimité UGC. J'y ai enfin souscrit car ils ont ouvert l'accès à des salles d'autres réseaux et aussi à des "petites salles" en dehors des grands complexes sodas & pop corn. Cela me permettra aussi de découvrir des salles que je ne connais pas encore..youp ! youp !
A+
v.













