Cela va presque de soit, n'est-il-pas...Après Ingres, je rends une petite visite à Delacroix...toujours au Musée du Louvre. Deux balades au Louvre en une semaine on pourrait penser que ça fait trop mais finalement ça active pas mal les neurones... Je vais me lancer ici dans la retranscription de ce que j'ai ressenti en voyant les deux expos. Je ne suis ni spécialiste des mouvements de peintures, ni de leurs techniques, donc tout ce qui suit est totalement personnel.
J'ai donc vu la retrospective de Ingres en premier. J'y allais avec un à priori puisque le peu de cours que j'ai suivi sur l'histoire de l'art me laissaient entendre que c'était Delacroix qui avait créé la rupture et fait scandale en son temps en privillégiant la couleur sur le dessin ( le dessin étant valorisé par l'Académie).
Déjà, par rapport à ce constat première surprise. Les tableaux d'Ingres sont lumineux et comme je l'ai écrit précédemment il maîtrise parfaitement les couleurs. Et, même si le dessin prédomine, on voit bien qu'il casse certains codes, notamment dans les proportions du corps humain, ou encore en mélangeant dans le même tableau deux styles de peintures ou deux époques.
En regardant certains de ces tableaux on sait déjà quel peintre ou même sculpteur il a pu influencer par la suite (Ingres et son style sur lepoint.fr). Je sors donc abasourdie par ce que j'ai vu, avec également l'impression d'avoir remis les pendules à l'heure par rapport à ce que j'ai appris (l'éducation doit aussi servir à avoir l'esprit critique !!)
En proposant à une cops de faire le parcours thématique sur Delacroix en fin de semaine, je me dis qu'on va voir des toiles exceptionnelles du point de vue du traitement de la couleur...
Et là, je suis très, très, très déçue. Admettons que les tableaux ne soient pas aussi bien éclairés que lors d'une retrospective et que ça puisse jouer...mais on est encore loin de la magie d'Ingres...C'est mon avis.
Et, entre ce que nous ressentons devant les toiles et ce qui est écrit sur le support papier qui nous /guide pour le parcours, il y a un gouffre ! Les touches de couleur sont bien présentes mais aucun des tableaux ne me saute aux yeux par son traitement de la lumière. Il n'y a pas vraiment de surprise en fait. Les commentaires que l'on nous sert, s'ils sont adéquats du point de vue de la composition du tableau, semblent arrachés par les cheveux en terme d'interpretation ou du message que le tableau souhaite nous transmettre.
Faut-il y voir de notre part les dérives d'une approche des oeuvres au "ressenti" comme le prône l'art contemporain ? Je ne sais pas. Mais en tous les cas j'ai fait mon choix, ce qui ne veut pas forcément dire que je ne vais pas aller fouiller dans les livres pour comprendre ce qui à pu chez Delacroix déffrayer la chronique à l'époque !
Bonnes visites !
A+
V.